De la part d'un fidèle qui me proposait cet article , dont vous pouvez l'intégralité dans le lien en bas de page :

Pastoral et doctrinal
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Il est bon de libérer la parole dans l’Eglise, il y a plusieurs demeures dans la maison du Père, un pluralisme tout à fait légitime existe dans l’approche pastorale. 
Mais la confusion survient lorsqu’on opère un subtil mélange entre le pastoral et le doctrinal, lorsqu’au nom de la diversité pastorale, on aboutit à mettre la vérité en débat. Le dialogue dans l’Eglise, surtout quand il porte sur la vérité révélée, a cette particularité de se vivre à trois : toi et moi, à l’écoute de la vérité qui nous vient d’un Troisième, le Christ ! 
Il y a quelques années Monseigneur Defois rappelait cette condition indispensable du dialogue en Eglise : « Je me rappelle souvent la réflexion de Lacordaire : “Quand deux vérités opposent, c’est qu’elles en cachent une troisième plus profonde qui unit.” Chrétiens, par vocation, nous sommes les prophètes de la troisième vérité, de celle qui unit dans la diversité des traditions et la clarification de la conscience ; celui qui libère des réductions sectaires et des idéologies unilatérales. Non, nous ne pouvons pas débattre sans combattre en nous-mêmes les aveuglements de l’esprit. […] Nous ne pouvons nous dire chrétiens sans avoir la passion de la troisième vérité, celle qui nourrit le sens de la foi et nous fait “sentire cum Ecclesia”. »

Miséricorde et vérité
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On peut s’inquiéter à juste titre de l’utilisation abusive de la miséricorde, surtout lorsqu’elle n’est plus reliée à la vérité. C’est, à n’en pas douter, une faille par laquelle l’attaque contre l’Eglise et son Evangile risque de s’engouffrer pour la déstabiliser. 
Pour cela on va s’ingénier à distinguer, jusqu’à opposer la divine miséricorde et la vérité doctrinale. « Cette distinction, déclare le courageux Cardinal Raymond Burke, est pour un catholique, artificielle, fausse. La vérité de la doctrine est l’irremplaçable fondation de la miséricorde, et c’est en ce sens que l’on peut traiter quelqu’un avec miséricorde sans être vrai, sans dire la vérité. […] Cette erreur diffusée par le cardinal Kasper et qui est celles de quelques Pères synodaux est contraire aux vraies paroles du Seigneur (chap. 19 de l’Evangile selon saint Matthieu). Cette confusion entretenue à travers tous les moyens de communication doit absolument être clarifiée. »

Disciplinaire et Révélation
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Il n’est pas interdit de penser que c’est par la question épineuse de la communion accordée aux personnes divorcées remariées que le verrou doctrinal commencera par sauter.
 
Si c’était le cas, une telle décision provoquerait un trouble profond et même un schisme plus ou moins larvé à l’intérieur de l’Eglise. 
Si ce drame survenait un jour, il nous faudrait être très attentif à la rhétorique utilisée. La technique parfaite consiste à jouer sur les mots – toujours la novlangue, arme de choix du relativisme et de la pensée unique –, en affirmant qu’il n’est absolument pas question de toucher à l’indissolubilité du mariage… mais tout en ouvrant la porte à un changement de discipline en matière de communion eucharistique. Procéder ainsi, c’est oublier que cette fameuse discipline de l’Eglise en matière de communion eucharistique est directement en prise avec la Révélation, qu’elle est la conséquence immédiate des paroles mêmes du Christ dans l’Evangile à propos de l’indissolubilité du mariage chrétien : « L’Eglise, cependant, écrit Jean-Paul II, réaffirme sa discipline, fondée sur l’Ecriture Sainte, selon laquelle elle ne peut admettre à la communion eucharistique les divorcés remariés. Ils se sont rendus eux-mêmes incapables d’y être admis car leur état et leur condition de vie est en contradiction objective avec la communion d’amour entre le Christ et l’Eglise, telle qu’elle s’exprime et est rendue présente dans l’Eucharistie. » Admettre les divorcés remariés à la communion eucharistique, c’est ipso facto, même si on s’en défend, admettre le remariage, ou pour le moins toucher à l’indissolubilité du mariage, réalité qui appartient au dépôt intangible de la foi depuis deux mille ans.

http://benoit-et-moi.fr/2015-I/actualite/leglise-dans-la-tempete.php

LA MISE À L'ÉPREUVE DE L'ÉGLISE

"Rendre amour pour amour, Une spiritualité du Cœur de Jésus" 
Joël Guibert
(éditions Pierre Téqui, 2015) 

Extrait du Chapitre VI: QUE TON RÈGNE VIENNE

Merci à P.B